Floristella StephaniLa peinture de Floristella Stephani apparaît comme une profonde méditation picturale sur le monde qui nous entoure, dispensatrice d'émerveillement intérieur, de reconnaissance et de paix. Art de patience évoquant celui des vieux maîtres hollandais : d'attention aux paysages, aux fleurs, aux animaux (de sublimes chats lovés commme dans un songe de poète) et aux êtres solitaires; mais art, aussi, de décantation secrète, d'élipse poétiques et d'audaces formelles, où se réconcilient et se fécondent les acquis de la tradition et les élans d'un incessant renouveau.

«J'aimerais dire la beauté du monde», Floristella Stephani, article de Gérard Joulié, 28 mars 1982.

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floristella_dessin                              “Lorsque je reçois un petit choc délicieux et fragile devant  la nature vivante ou morte, comme on dit pour simplifier, que je vois parmi le fouillis des lignes, valeurs, couleurs, lumières une ordonnance, une harmonie, une musique qui semble m’être adressée personnellement, je ne doute pas de pouvoir faire un chef d’œuvre à partir de là.

Je me précipite pour dessiner sommairement d’abord, puis pousse ensuite si le sujet est sage et encore dans la  même lumière, et alors le diable me glisse in petto : « Ma fille, tu en as maintenant pour des semaines, des mois, peut-être des années…Est-ce que ça en vaut la peine, le choc est-il sérieux, ou bien juste une petite impression passagère qui  s’évanouira sous tes doigts après quelques efforts inutiles”

 

Floristella Stephani

 

© Photographie de Floristella Stephani de Jean Mohr